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1,800 kilomètres à vélo entre la Belgique et Barcelone. Martine et René Decrême. Automne 2008. |
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1,800 kilomètres à vélo entre la Belgique et Barcelone, c’est le voyage qu’ont réalisé Martine et René Decrême entre le 7 septembre et le 6 octobre 2008. Ils nous en parlent... Martine et René, pourquoi ce voyage ? Cela fait plusieurs années que nous utilisons le vélo pour nos loisirs mais aussi dans la vie quotidienne. Nous avons déjà plusieurs expériences de randonnées cyclistes de plusieurs jours en autonomie : les voyages Rando-Vélo bien sûr, mais aussi Dynamobile ou des voyages avec des amis ou en couple. Nous en gardons chaque fois un souvenir merveilleux. C’est pourquoi nous parlions depuis longtemps de faire ‘un jour’ un grand voyage à nous deux. En septembre l’occasion s’est présentée pour nous de pouvoir prendre plusieurs semaines de congé, et c’est sans hésiter que nous avons décidé que le jour du grand voyage était arrivé. Comme il fallait se décider très vite nous avons opté pour un itinéraire tout fait, et nous nous sommes tournés vers le site www.fietsvakantiewinkel.nl qui regorge de guides et d’itinéraires à travers l’Europe (à condition de comprendre un peu le néerlandais). Notre choix s’est porté sur la route Amsterdam-Barcelone concoctée par Paul Benjaminse. Qu’avez-vous pensé de ce guide ? Très sincèrement au premier abord nous avons été déçus car en le feuilletant rapidement nous avons constaté que l’itinéraire n’allait pas jusqu’à Barcelone, mais s’arrêtait à une centaine de kilomètres au nord, à Caldes, où l’auteur conseille de prendre le train pour terminer le voyage. La raison en est que le seul moyen d’arriver à Barcelone à vélo en venant du Nord est de longer pendant une centaine de kilomètres une route nationale au trafic très dense (la N-II), ce que l’auteur considère comme indigne d’un guide de vélo-route. Ce choix l’honore mais nous aurions préféré le savoir avant de commander le guide. A part ça, le guide est extrêmement bien fait, le format est pratique, les cartes sont très lisibles et les explications sont claires et précises. Il y a aussi beaucoup de textes explicatifs sur les régions traversées (et ces textes sont bien séparés des cartes). L’itinéraire est très bien choisi et utilise essentiellement des vélo-routes ou des routes avec très peu de trafic. En plus l’itinéraire comporte plusieurs variantes, ce qui fait que nous pourrons le réutiliser en suivant une route différente ou bien pour faire des boucles et découvrir d’autres régions. Après l’avoir utilisé tous les jours pendant 4 semaines nous pouvons affirmer que ce guide est une référence en matière de topoguides, pour un prix tout à fait raisonnable. Quel a été votre itinéraire ? Nous sommes partis de chez nous (Lillois) et avons rejoint l’itinéraire du guide à Namur, en suivant notamment le RV10 entre Louvain-La-Neuve et Namur. A partir de là l’itinéraire à travers la France peut se décrire soit en citant des cours d’eau (Meuse, Moselle, Canal de l’Est, Saône, Rhône, Doux, Ardèche, Hérault, Canal du Midi, Aude…) soit des vignobles (Côtes de Meuse, Moselle, Bourgogne, Beaujolais, Côte du Rhône, Languedoc, Corbières, Minervois, Fitou, …). Ensuite il y a le passage des Pyrénées par un petit col peu fréquenté (Manrell) à quelques kilomètres du Perthus, puis la route continue vers Figueras et la gare de Caldes. Plus simplement on peut se reporter à la carte. Cliquez sur la carte pour un grand format
Aviez-vous beaucoup de bagages ? Malgré la saison nous avons opté pour la formule camping. Cela nous laissait une plus grande liberté et permettait aussi de limiter le budget. Comme nous partions pour un mois il a fallu faire des compromis difficiles entre ce que nous avions envie d’emporter et la nécessité de limiter le poids total. Il fallait de toute façon la tente, le matériel de couchage, le matériel de cuisine, une trousse de réparation complète et un minimum de vêtements pour pouvoir faire face à toutes les conditions climatiques que nous pouvions rencontrer. Nous avons pesé les deux vélos entièrement chargés le jour du départ, et le poids total s’élevait à 76 kilos. Dès les premières montées de la vallée de la Lesse nous nous sommes rendu compte que ce poids serait la principale difficulté du voyage. Justement parlons un peu du voyage. Quelles ont été vos impressions ? Il faudrait écrire un livre pour raconter ce que nous avons vécu. Une balade d’un week-end est déjà très riche en rencontres, en émotions et en souvenirs, alors vous pensez bien, tout un mois ! Pour garder une trace du voyage nous avons maintenu un journal sur internet où nous racontions le voyage jour après jour. Cela nous a permis de garder le contact avec la famille et les amis (www.cyclobaba.blogspot.com) Cliquez sur la carte pour un grand format
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Tout n’était quand même pas rose ! Quels ont été les moments difficiles ? La principale inquiétude que nous avions était de trouver des campings ouverts sur notre route. Nous pensions naïvement que plus nous serions au sud et plus les campings resteraient ouverts tard dans l’année. En fait c’est le contraire qui s’est produit, et à partir de la dernière semaine de septembre il devenait de plus en plus difficile de trouver des campings ouverts. Le froid a aussi été notre ennemi. Nous n’avons eu heureusement que deux jours de pluie pendant tout le voyage, mais les températures étaient anormalement basses pour la saison. Ce n’est qu’au sud des Cévennes à l’approche de la Méditerranée que nous avons pu profiter d’un climat vraiment chaud. Cliquez sur la carte pour un grand format
Combien de crevaisons ou d’ennuis techniques ? Une seule crevaison sur la totalité du voyage. Nous avions équipé nos vélos de pneus anticrevaisons, et chargés comme nous l’étions nous pouvons affirmer que leur réputation n’est pas usurpée. Le seul autre problème mécanique a été la rupture d’un câble de dérailleur. Heureusement nous avions un câble de rechange dans la trousse de réparation. Physiquement il y a bien eu quelques petits bobos après quelques jours (genoux, poignets, dos), mais dès la deuxième semaine nos corps s’étaient habitués et il n’y a plus eu de problème. Ce n’est que pendant la dernière semaine que nous avons commencé à ressentir l’accumulation de fatigue et avons dû progressivement réduire la longueur des étapes (aussi parce que les journées commençaient à se faire plus courtes). Et Barcelone ? L’important dans notre voyage était le chemin plus que la destination, mais il faut avouer que quand la destination est une ville comme Barcelone, cela ajoute un petit plus au voyage. C’est une ville extraordinaire, débordante d’activité et d’énergie. En arrivant à Barcelone nous étions exaltés, heureux d’avoir accompli notre rêve, et bien décidés à profiter à fond de cette ville pendant les trois jours qui nous restaient avant le retour. La circulation à vélo à Barcelone est très facile. La ville est quadrillée par un réseau d’artères à sens unique et pourvues de larges pistes cyclables clairement délimitées. On y trouve également des bornes de location de vélos comme à Bruxelles ou à Paris, et le système connaît beaucoup de succès. Cliquez sur la carte pour un grand format
Le vélo est vraiment un moyen idéal pour voyager et découvrir une région, ses paysages et ses habitants. Le virus ne nous a pas quittés et nous sommes bien décidés à continuer à voyager de cette façon ! |
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